Napoléon Le Mesl

Élements biographiques

Napoléon Le Mesl De l'impôt des boissons (1834)

D'après lui, sans doute, les bagnes ne s'ouvriraient que pour recevoir les agens de l'impôt qui n'auraient pas été assez heureux pour cacher à la justice leur honteuse industrie : les bagnes seraient, en quelque sorte, les dépendances de l'administration. M. Mille ajoute qu'à force de dilapidations, tous les employés nagent dans l'opulence; et, s'ils plaident avec tant de chaleur la cause du système actuel, c'est que sa perte ne leur permettrait plus de s'enrichir aux dépens des contribuables. Comment un homme, dont l'esprit n'est pas aliéné, a-t-il pu avancer de semblables absurdités?
Source : Gallica

Napoléon Le Mesl De l'impôt des boissons (1834)

A l'époque des grandes commotions politiques, les systèmes financiers qui n'ont pas pour eux la sanction du temps sont l'objet d'attaques aussi injustes que passionnées. A peine la révolution de juillet avait-elle éclaté, que la taxe des boissons était en butte, non seulement aux déclamations de quelques écrivains tout-à-fait étrangers au mécanisme de l'impôt, mais encore à la critique amère d'hommes d'état, qui, versés pourtant dans la science de l'économie sociale, proclamaient des principes dont l'expérience avait démontré la fausseté.
Source : Gallica

Napoléon Le Mesl De l'impôt des boissons (1834)

Il me semble que le projet du directeur du Bon Sens repose sur une erreur en économie politique. Il avance, avec quelques bons esprits, que la production et la consommation sont seules imposables , et qu'elles doivent l'être l'une et l'autre d'une manière relative à la fortune des imposés. Je ne conteste pas la vérité du principe lorsqu'il ne s'applique qu'à la production ; mais je le crois essentiellement faux, quand il veut frapper sur la consommation. En effet, ne serait-il pas de la plus révoltante injustice de faire peser des droits sur des hommes qui n'auraient rien consommé?
Source : Gallica

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