Antoine Andraud

Élements biographiques

Antoine Andraud Théâtre scientifique. Électricité… (1854)

Lisant sur la lame. Rafaël Galbant. Elle est bien à lui. Vivre libre ou mourir! C'est le serment de ces fanatiques. Or, il est prisonnier et banni; il n'est plus libre. J'ai pensé que si cette arme lui était remise furtivement, comme par une main amie, il pourrait se faire que par fausse gloire ou courage.
STÉFANO.
Je comprends, — donnez. Il saisit l'arme avidement. A part.
Infernal génie ! Haut. Frère, l'idée est bonne, mais elle est infâme !
ANGÉLO.
Lorsqu'on marche vers un but, tout ce qui nous y mène, c'est le bien ; tout ce qui nous en détourne, c'est le mal !
STÉFANO, hésitant.
Source : Gallica

Antoine Andraud De l'Air comprimé et dilaté comme moteur… (1841)

On a pu voir, à la dernière exposition de l'industrie, le modèle d'une toute petite machine à vapeur, à cylindre oscillant ; elle était mise en jeu par l'air comprimé. J'ignore de qui elle est.
Au reste, il faut reconnaître qu'il n'y a pas là invention, mais simplement application plus ou moins imparfaite d'un principe très connu. Depuis les temps les plus reculés, la pression de l'air joue un rôle considérable dans l'industrie humaine; le
fusil à vent, les orgues, l'éolypile d'Héron, la voile même du navire, sont autant de machines à air comprimé.
Source : Gallica

Antoine Andraud Théâtre scientifique. Électricité… (1854)

RAFAËL.
Je connais un maître en électricité plus fort que vous, mon père, et que le docteur Volta.
GALVANl.
Qui donc?
RAFAËL.
Un homme que j'ai vu de près il y a quelque jours ; un homme petit, chétif, qui commande à cent mille soldats; celte armée est sans argent, sans souliers, sans pain. Eh bien! cet homme suffit à électriser ce grand corps débile; - d'un seul mot, d'un seul regard, il donne à tout cela la vie, l'enthousiasme, la victoire !
GALVANI.
Oh ! que je suis fier de t'entendre parler ainsi !
Source : Gallica

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