Résumé

Antoine Andraud De l'Air comprimé et dilaté comme moteur… (1841)

On a pu voir, à la dernière exposition de l'industrie, le modèle d'une toute petite machine à vapeur, à cylindre oscillant ; elle était mise en jeu par l'air comprimé. J'ignore de qui elle est.
Au reste, il faut reconnaître qu'il n'y a pas là invention, mais simplement application plus ou moins imparfaite d'un principe très connu. Depuis les temps les plus reculés, la pression de l'air joue un rôle considérable dans l'industrie humaine; le
fusil à vent, les orgues, l'éolypile d'Héron, la voile même du navire, sont autant de machines à air comprimé.
Source : Gallica

Antoine Andraud De l'Air comprimé et dilaté comme moteur… (1841)

La turbine éolique, dont nous allons parler, est une sorte de moulin à vent conçu dans un ordre d'idées tout nouveau ; on pourrait l'appeler aussi un moulin à air comprimé, car le vent n'est que de l'air en mouvement.
Tout le monde a remarqué que lorsque le vent s'engouffre dans une rue dont les coins sont coupés par des plans obliques, il y acquiert une violence extrême ; c'est qu'obligé de passer par un espace plus étroit, il se comprime ; à sa force de pulsion vient se joindre sa force d'expansion.
Source : Gallica

Antoine Andraud De l'Air comprimé et dilaté comme moteur… (1841)

Remarquez que le système dynamique dont je veux poser les bases, ne repose que sur la combinaison ignorée de trois pouvoirs fort connus et pratiqués depuis des siècles; l'homme n'invente rien, il ne fait que découvrir des rapports. Il y a
longtemps que l'air comprimé dans des soufflets active le feu de nos fourneaux ; la plupart de nos usines et de nos fabriques se meuvent par l'action des eaux courantes; d'innombrables navires sillonnent les mers en ouvrant leurs ailes au souffle des vents.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature