Amédée Guillemin,
La vapeur (2e édition)
(1876)
“ Mais quelle idée ne prendrait-il point de la puissance des engins modernes, et combien sa curiosité ne serait-elle pas éveillée, quand il reconnaîtrait qu'aucun moteur animé, ni la force de l'homme ni celle des animaux, que ni l'eau ni le vent ne sont les causes qui font mouvoir cet immense convoi, ou ce gigantesque navire marchant contre vents et marées, pas plus que cette multitude de rouages, d'outils, de métiers en activité dans nos usines ? Au spectacle de tant de merveilles, un homme du moyen âge eût crié à la magie, et la machine à vapeur eût été pour lui l'œuvre du démon. ”
