“ Je suis le fils d’un prévôt de ce territoire ; mon père est riche en terres et en argent, et il m’a acheté aujourd’hui un équipement de chevalier et m’a donné des armes, et je suis venu jusqu’ici pour m’amuser et essayer mon cheval. Je sais maintenant, par une preuve réelle, que mon cheval est très rapide et que tout homme vivant, désireux de combattre et de se mesurer à d’autres, fût-il le plus noble et le plus brave de tous, trouvera toujours en moi son homme. ”
Cheval-vivant
Définition et enjeux
Citations sur “cheval-vivant”
J. Portefin, Le Cheval de courses, par un entraîneur (1917)
“ Ils veilleront à ce que, longtemps encore, le cheval nous continue ses multiples services, et à ce que le pur sang, le plus beau spécimen de la race, fruit de tant d'efforts persévérants soit précieusement conservé, comme un des plus magnifiques, des plus harmonieux chefs-d'œuvre de la nature, comme un exemple vivant de la vaillance et du courage. ”
Étienne Jules Michaux, Cinésie équestre. Nouvelle étude du cheval et principes inédits d'équitation rationnelle et de… (1873)
“ L'art de l'écuyer ne consiste-t-il pas à monter et à toucher la lyre de l'organisme animal, de manière qu'elle ne rende que des mouvements doux et harmonieux? Aussi, lorsque le cavalier sera pénétré, par l'étude de l'être vivant, de l'importance de son instrument, il prendra dès lors à cœur de toujours placer son cheval dans des conditions favorables d'équilibre; s'attachant, avant -toute expression de mouvement, à harmoniser les facultés tactiles de l'animal, par des exercices sainement conçus et patiemment obtenus, de manière à en tirer constamment des mouvements harmonieux. ”
Jean-Jacques Audubon,
Scènes de la nature dans les États-Unis et le Nord de l’Amérique
“ Un matin, comme je me tenais près de la fenêtre de ma chambre je vis descendre de cheval un homme grand et d’apparence robuste, qui défit la sangle, enleva la selle d’une main, passa de l’autre, la bride par-dessus la tête de l’animal, et se dirigea vers la maison, tandis que le cheval s’en allait de lui-même boire au petit ruisseau. ”
Paul Mahalin,
La filleule de Lagardère; II
“ C'est l'éternelle histoire du cheval qui, trop longtemps attaché au piquet, rompt soudain son licol et s'emporte à travers champs,—brûlant l'espace sous son galop furieux,—jusqu'à ce qu'enivré, aveuglé de liberté, il se brise la tête contre un arbre ou les reins dans une fondrière... ”
L Gentien, Le cheval de chasse (1912)
“ Faites arrêter, faites descendre l'homme sous un prétexte quelconque, vous verrez si le cheval est assez sage au montoir ou grincheux. S'il n'est que remuant, vous le calmerez chez vous avec quelques leçons au caveçon. Voyez le poser des pieds au pas, au trot, au galop. Rendez vous bien compte de l'équilibre général naturel, et de la façon dont le cheval vous est présenté. ”
Anonyme, Le Livre des mille nuits et une nuit
“ « Quel dommage que ce merveilleux jeune homme soit un mécréant ! » Et, malgré tout, je l’invitai à se reposer et à faire boire son cheval, en lui disant : « Seigneur, que la fraîcheur du soir te soit propice, et que cette eau soit délicieuse à la fatigue de ton noble coursier. » Et il sourit, à ces paroles, et, sautant à terre, il attacha son cheval par la bride, près de l’œil d’eau, s’approcha de moi et, soudain, m’entoura de ses bras et me baisa avec une ardeur singulière. ”
Théophile Bonie, Étude sur le combat à pied de la cavalerie (1877)
“ Être sur un cheval qui bondit dans l'espace, franchit les grandes distances à toute vitesse, nous porte à tire-d'aile sur un point où nous n'étions pas attendus, et nous dérobe aussitôt à la vue, c'est un charme qu'aucun autre exercice ne saurait donner. L'entrain de l'animal, son souffle puissant, le bruit de ses sabots battant le sol, la rapidité de la course, le vent que l'on perce et qui fouette le visage, toutes ces sensations portent à la tête et donnent une sorte de vertige qui enivre. ”
Félix Villeroy, Manuel de l'éleveur de chevaux… (1856-1857)
“ Cet art, qui n'est pas dédaigné par les princes et par les rois, met le cheval dans une carrière glorieuse : c'est là que l'on donne de la noblesse à son port, et de l'agrément à son maintien ; on met à l'épreuve toutes ses forces et toute sa légèreté"; on le livre à sa plus grande vitesse, on augmente son ardeur, on anime son courage, enfin on éprouve sa constance, on cultive sa docilité, et on emploie toutes les ressources de son instinct. ”
Georges Lafenestre,
Le Salon de 1889
“ Petite, souple, fine, fermement assise sur une selle basse, presque dressée, sur la pointe des pieds, dans ses étriers, la tête levée vers le ciel et tenant à peine ses rênes, elle laisse aller, confiante et décidée, le cheval fier et nerveux qui la porte. ”
Thomas Mayne Reid,
Le Cheval sauvage
“ Il n’est donc pas surprenant qu’un animal qui a la vie si dure et l’instinct si féroce soit très redouté. Heureusement, le cheval a sur lui l’avantage de la course et l’homme celui de pouvoir grimper sur les arbres, l’ours gris, contrairement aux autres, n’ayant pas cette agilité. ”
Charles de Mazade,
Revue des Deux Mondes
“ Au milieu des vastes plaines où les chemins et les sentiers se croisent dans toutes les directions, où les troupeaux errent sans être parqués, il distinguera entre mille la piste d’un animal, ne l’eût-il point vu depuis un an ; il reconnaîtra à la trace d’un cheval s’il est libre ou prisonnier, s’il est chargé ou non chargé, il vous dira la date de son passage. ”
Adolphe Guénon, L'âme du cheval... : étude de psychologie comparée (1901)
“ Mais voyez, au milieu d'une prairie, le cheval de race dans l'excitation d'un galop gaillard ! Comme il dresse fièrement sa tête expressive ; de ses yeux des éclairs jaillissent ! Humant à pleins poumons l'air pur et vivifiant, ses naseaux s'ouvrent larges et frémissants, sa crinière flotte, légère, aérienne ; son corps ondule, ses membres disent la force et la souplesse, sa queue s'épanouit en un changeant panache. ”
Alphonse Toussenel,
L'esprit des bêtes
(1858)
“ J'observe que le cheval est le seul quadrupède qui tienne avec soin son arbre généalogique, preuve de fierté aristocratique et de sang. J'observe que le cheval est passionné pour les combats, pour les tournois, la chasse, la parure ; que, dans l'état sauvage, il obéit à des chefs choisis pour leur valeur. Je devine, à ces traits saillants du caractère, l'emblème du gentilhomme, l'emblème de l'ambitieux altéré de gloire et d'honneurs, et je le classe d'autorité parmi les productions du clavier de Saturne. ”
Louis-Stanislas Savary de Lancosme-Brèves, Guide de l'ami du cheval : revue scientifique… (1855)
“ Nous avons vu l'animal cédant à la moindre volonté du cavalier; il continue sa route jusques au moment où ses forces vont l'abandonner; il arrive quelquefois qu'il va Jusques à leur extinction, c'est ordinairement le cheval de race noble, il tombe et se relève pour repartir. — On a vu, dans des voyages rapides et de longue haleine, relever des chevaux tombant épuisés par la fatigue, la soif et la faim; les faire marcher cent pas, puis repartir au trot et même au galop ; — pas une plainte, pas un instant de mauvaise humeur ; mais arrivés au seuil de l'écurie, un seul soupir, celui de la mort. ”
Anonyme, Le Livre des mille nuits et une nuit
“ J’ai vu, ô roi du temps, que ce cheval est effectivement d’une beauté rare et d’une excellente race, que ses proportions sont harmonieuses et son allure pleine de fierté, que sa puissance est très grande, et son action idéale ; que l’épaule est très fine, l’encolure superbe, la selle haute, les jambes d’acier, la queue levée et formant un arc parfait, et la crinière lourde, épaisse et balayant le sol ”
Louis-Stanislas Savary de Lancosme-Brèves, Guide de l'ami du cheval : revue scientifique… (1855)
“ La sensibilité, l'expression, la contractilité et toutes les facultés de cet organisme généreux se mettent en jeu; aussi sa respiration s'accélère, son pouls s'agite; il semble défier l'espace et faire parade de toute sa force. Remarquez le cheval au front étroit, à l'œil couvert, aux oreilles écartées et inclinées par côté, aux narines resserrées, aux lèvres pendantes et baveuses, à la queue traînante sur les jarrets, au lieu de se dresser sur la croupe, et dites si ce cheval annonce de l'instinct et de l'intelligence comme celui précédemment dépeint. ”
Louis-Stanislas Savary de Lancosme-Brèves, Guide de l'ami du cheval : revue scientifique… (1855)
“ L'équitation, selon moi, comprend l'examen de tous les genres de chevaux ; de celui d'attelage , de haras , de chasse, de guerre, de promenade, de manége, de courses plates, de steeple-chases. Elle intéresse l'agriculteur qui élève le cheval, le militaire qui en fait son compagnon d'armes, le propriétaire qui l'attelle et le monte, le coureur qui doit connaître la mesure de sa vitesse et de son fonds. ”
Louis Vallet, Le chic à cheval : histoire pittoresque de l'équitation (1891)
“ Vous commencez par les allures les plus lentes, puis, vous passez successivement au trot et au galop, sans que le cheval s'en aperçoive. Tout ordre transmis brusquement par le cavalier trouble un cheval ardent, comme tout ce qu'un homme voit, entend ou souffre contre son attente. ”
Émile Debost, Nouveaux entretiens sur l'art de vaincre les résistances du cheval sans nuire à son organisation… (1879)
“ Puis, le moment arrive où l'animal se transforme, va pour ainsi dire au-devant des désirs de l'homme; il se rend léger par lui-même et se prête à toute exécution. En vertu de cette assimilation instinctive, que l'habitude ensuite développe et perfectionne, le cheval tend invinciblement à s'identifier à son cavalier; et, de là, ce que l'on nomme si improprement équilibre, qui n'est que la manifestation de cette tendance, par la concentration des forces et la souplesse naturelle du mécanisme animal, qui dérive de la soumission de l'instinct. ”
Georges Joly, De l'intelligence du cheval (1890)
“ Mais il faut envisager le cheval sans le cavalier, le coursier près de la tente de l'Arabe, le cheval de guerre qui entend le bruit des armes, l'étalon apercevant la jument, pour se faire une idée des mille nuances d'expression qui se peignent dans la physionomie, les attitudes, les mouvements de ce noble animal. ”
Émile Debost, Nouveaux entretiens sur l'art de vaincre les résistances du cheval sans nuire à son organisation… (1879)
“ Je me suis attaché à ne traiter dans cet opuscule que des choses les plus essentielles au point de vue du dressage du cheval, ne cherchant qu'à éclairer le cavalier sur les véritables principes de conduite rationnelle; et à lui faire apprécier le cheval sous ses divers aspects, en lui indiquant sa véritable domination dans des procédés raisonnés et dans l'équilibre des facultés de l'animal. ”
Anonyme, Les Amours de garnison (1831)
“ Vous voyez le lendemain entre les jambes d’un autre le cheval que vous montiez la veille ; vous n’y pensez pas, ou vous dites seulement, il trotte bien, il est sûr, il est sensible à l’éperon, il a la bouche dure ; c’est un bon cheval ou une rosse. ”
George Sand,
Correspondance 1812-1876
“ Ne sois pas imprudent avec ton petit cheval ; songe que tu n’es pas encore un bien fameux cavalier, et ne galope pas trop fort dans les sables. Il y a quelquefois en travers des sentiers, des racines qu’on ne peut pas voir et dans lesquelles les chevaux se prennent les pieds. Alors le meilleur cheval peut s’abattre et vous lancer en avant, comme Emmanuel, qui a fait, devant toi, une si dure cabriole. ”
Emmanuel Domenech,
Le Journal d’un Missionnaire au Texas…
“ Le cheval est son compagnon et son orgueil. S’il se contente d’une méchante cabane pour lui, il couvre d’ornemens d’argent la selle et la bride de sa monture. S’il est malpropre chez lui, il se pare, dès qu’il monte à cheval, de ses plus beaux habits. ”
Henri de Dombale, Le maréchal expert français contenant la connaissance exacte du cheval… (18..)
“ Comme animal de selle, ses services ne sont pas moins importants; il devient la monture des grands et des riches. Il sert au manége , à la chasse, dispute le prix de la course, et loin de nos champs paisibles, dans le tumulte des armes , un grand nombre de nos frères confient aussi au cheval leur existence et l'espoir de leurs succès ”
François Robichon de La Guérinière, Traité d'équitation contenant l'art de monter à cheval… (1879)
“ Des cinq sens de la nature, dont tous les animaux sont doués, aussi bien que l'homme, il y en a trois sur lesquels il faut travailler un cheval pour le dresser : ce sont, la vue, l'ouïe, et le toucher. ”
Jules-Charles Pellier, Dialogues sur l'équitation : premier dialogue entre le grand Hippo-Théo… (1844)
“ Vous comprendrez que, cheval a d'autant plus de promptitude dans l'intelligence qu'il sera monté par un cavalier qui, outre les connaissances dans l'art de l'équitation, aura encore en partage le don de la douceur et de la patience, parce qu'il lui sera plus facile de transmettre promptement et avec à-propos tout ce qu'il possède de science et d'expérience. ”
Étienne Jules Michaux, Cinésie équestre. Nouvelle étude du cheval et principes inédits d'équitation rationnelle et de… (1873)
“ Mais, quel que soit l'intérêt qui se rattache à cette étude, nous dirons, tout d'abord, que le cheval, comme tous les animaux, agit fatalement en vertu de ses dispositions organiques, et que l'on peut dire, d'une manière générale, que l'étendue de ses facultés est en raison du développement du système nerveux, ou du degré de dressage auquel le cheval est parvenu ; et que ses actes instinctifs, que l'on attribue à son intelligence, répondent d'une manière déterminée et fatalement nécessaire aux impressions internes et externes ”
Charles de Lastic Saint-Jal, L'Ami de l'éleveur, réflexions pratiques sur l'espèce chevaline… (1856)
“ Cet art, qui mène à tant de choses précieuses, sert encore à tirer parti du cheval en raison de sa construction, de son caractère, de ses qualités et de ses défauts; il donne les moyens exacts d'user de sa force et de tempérer sa vigueur, d'allonger et de régler ses allures; il apprend à éviter des mouvements forcés et inutiles qui sont incommodes à l'homme, et préjudiciables à la durée de l'animal. ”
Louis Joseph Gabriel Rul, Examen du "Bauchérisme réduit à sa plus simple expression"… (1857)
“ Que l'élève se persuade bien que lorsque l'encolure du cheval est raide, contractée, le cheval fait ce qu'il veut. Au contraire, lorsque l'encolure est liante, souple, par la crainte des éperons, le cheval fait ce que le cavalier veut. ”
L Gentien, Le cheval de chasse (1912)
“ Il n'y a que ceux là qui font des accidents, car ils sont les seuls dont on ne se défie pas. Passez au large et attention aussi au cavalier qui vous dépasse à un bon galop et en vous frôlant presque, surprenant votre cheval encore frais, pendant la première heure de chasse ou de promenade. Si, par malheur, votre cheval lui envoyait une ruade, bien méritée d'ailleurs, c'est vous qui seriez le maladroit. ”
Charles-Maurice de Vaux,
Les hommes de cheval depuis Baucher…
(1888)
“ Une fois assuré sur la selle, le cavalier apprenait souvent, autant par instinct que par préceptes, la manière de conduire son cheval, fermant ses jambes pour le faire marcher, tenant la bride pour l'arrêter ou diminuer sa vitesse, il laissait flotter les rênes quand il allait à peu près selon son désir. ”
Victor Hugo,
En voyage, tome I
“ Ses jambes, alourdies par de grandes bottes, ne peuvent marcher et le clouent à sa selle, de sorte qu’il ne fait qu’un avec son cheval, lequel est agile et vigoureux, mais petit et laid. Il vit à cheval, il traite à cheval, il achète et vend à cheval, il boit et mange à cheval, il dort et rêve à cheval. ”
Thomas Mayne Reid,
Le Cheval sauvage
“ Tu peux monter l’étalon blanc et laisser ta cavale en liberté, ou me céder le Cheval blanc et prendre mon rubican. Mais il est absurde de nous croiser les bras et de nous laisser fusiller comme un buffle dans un parcage. ”
Encyclopédie des sports. Volume 1 (1892-1895)
“ Afin de préciser, donnons le nom d'instinct à cette disposition commune à tous les animaux, qui veille à leur conservation, les porte à fuir la douleur et à rechercher la société de leurs semblables, et appelons intelligence l'ensemble des facultés par lesquelles le cheval perçoit les sensations, se souvient, compare et exerce sa volonté. ”
Étienne Jules Michaux, Cinésie équestre. Nouvelle étude du cheval et principes inédits d'équitation rationnelle et de… (1873)
“ Le cheval, à cette situation instable, est dès lors sous l'empire d'une harmonisation nouvelle des aides; les facultés se doublent; le centre de gravité, tout en oscillant d'une impulsion à l'autre, attire les forces éparses de l'organisme; une animation particulière actionne l'entendement tactile de l'animal; le mécanisme enfin, bénéficiant de l'antagonisme des forces opposées et de leur tendance à l'équilibre, se multiplie en ralliant à lui tous les principes de force et de légèreté que renferme l'organisation. ”
Eugène Sue,
Les Mystères du peuple
“ Le bon cheval de guerre est rapide dans la poursuite, lent dans la fuite... Quant à jouer des dents et des sabots, il s’en acquitte au mieux, témoin ce cheval frank, ma capture, qu’il a mis, vous le savez, presque en lambeaux dans cette écurie... ”
Eugène Chapus,
Le turf ou Les courses de chevaux en France et en Angleterre
(1853)
“ Le cheval , cet ami , ce soutien , ce compagnon , cet agent de la fortune , - de la gloire et des plaisirs de l' homme , naît , vit et meurt chez nous comme une chose , un objet de trafic et d' échange ; pas de soins , quelquefois pas d' affection réelle , non-seulement pour l' espèce , mais pour le cheval en particulier . Nous avons peu d' inclination instinctive pour ces exercices où le courage est éprouvé non moins que les forces du corps , et qui sont si aimés , si populaires dans la Grande-Bretagne ! Ni les aventures de la course au clocher ou de la chasse au renard , ni la ”
