Félix Villeroy

Élements biographiques

Félix Villeroy Manuel de l'éleveur de chevaux… (1856-1857)

Les ruades sont ce qu'il y a de plus à craindre dans les jeunes chevaux d'attelage. Le talent de celui qui les dresse est de les prévenir. Si l'on voit qu'un jeune cheval qu'on se dispose à atteler ou à monter est inquiet, agité, qu'il baisse les oreilles en arrière, que, sans tourner la tête, il regarde de côté d'un air menaçant, qu'il agite la queue, que tous ses muscles sont tendus, qu'il fait le gros dos, alors on doit se garder de le monter ou de l'atteler : on peut être sûr d'avance qu'il se défendra de toutes ses forces, et que l'avantage lui restera.
Source : Gallica

Félix Villeroy Manuel de l'éleveur de chevaux… (1856-1857)

La plus noble conquête que l'homme ait jamais faite est celle de ce fier et fougueux animal qui partage avec lui les fatigues de la guerre et la gloire des combats : aussi intrépide que son maître, le cheval voit le péril et l'affronte; il se fait au bruit des armes, il l'aime, il le cherche, et s'anime de la même ardeur : il partage aussi ses plaisirs ; à la chasse, aux tournois, à la course, il brille, il étincelle
Source : Gallica

Félix Villeroy Manuel de l'éleveur de chevaux… (1856-1857)

Si le poulain s'effraye et se défend, on prend un sac dans lequel on met un peu d'avoine. On le fait voir au poulain , on le lui fait flairer, on en tire sous ses yeux une poignée d'avoine qu'on lui donne à manger, puis on lui pose doucement le sac sur le dos. Si une fois il comprend que ce sac contient l'avoine qui lui est destinée, loin de s'en effrayer, il le verra avec plaisir; on en augmentera chaque jour le poids, et, avec de la patience et de la persévérance, on amènera le cheval le plus impressionnable à supporter la couverture avec le surfaix, puis la selle, puis enfin le cavalier.
Source : Gallica

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