Georges Joly

Élements biographiques

Georges Joly,  De l'intelligence du cheval (1890)

“ « Il ne paraît pas douteux que la descendance d'un animal dressé au travail ne soit elle-même plus apte au dressage que celle d'un étalon dépourvu d'éducation et toujours oisif ». Les mauvaises habitudes, les mauvais instincts, le caractère, le tempérament, toutes les qualités morales en un mot, bonnes ou mauvaises, sont héréditaires homochroniquement et homologiquement.
En somme, la moralité des chevaux est très rudimentaire; pour eux, le bien c'est ce qu'ils désirent, le mal c'est ce qui les blesse. A l'état de nature, les
besoins brutaux dominent sans contrôle.
”
Source : Gallica

Georges Joly,  De l'intelligence du cheval (1890)

“ Quand l'acte est devenu automatique, la volonté n'a plus à intervenir, puisqu'il n'y a pour ainsi dire plus de travail cérébral entre l'impression périphérique et l'acte, et qu'on a voulu appeler l'habitude la mémoire des organes. Le cheval tend à devenir machine et, en effet, lorsqu'un cheval est bien dressé, il est regardé, par certains écuyers, comme une véritable machine ; ils oublient même souvent alors combien d'intelligence il a dû mettre en œuvre pour arriver à un tel résultat et ils en augmentent d'autant la leur. ”
Source : Gallica

Georges Joly,  De l'intelligence du cheval (1890)

“ A ce sujet, Romanes nous dit : « Le cheval est, je crois, le seul animal chez lequel, sous l'influence de la peur, tous les sens sont dominés par une envie folle et irrésistible de courir. Le fonctionnement mental étant ainsi envahi par le flot d'une seule émotion, le cheval perd non seulement sa présence d'esprit, comme les autres animaux, c'est-à-dire l'équilibre des facultés purement intellectuelles, mais encore l'usage des organes spéciaux des sens, si bien que, dans son aliénation, il peut lui arriver de courir droit et à toute vitesse contre un mur ». ”
Source : Gallica

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