Adolphe Guénon, L'âme du cheval... : étude de psychologie comparée (1901)
“ Dans ce pays de vastes solitudes, le cheval est une nécessité de la vie ; grâce à son généreux coursier, l'Arabe est le roi du désert : « Il commerce et voyage, il surveille ses troupeaux, il brille au combat, aux noces, aux fêtes de ses marabouts ; il fait l'amour, il fait la guerre ; l'espace n'est plus rien pour lui. » L'affection immense de l'Arabe pour sa monture, idole de la tente, s'expliquerait déjà naturellement par les services qu'il en tire, mais Mahomet, qui connaissait le cœur humain, a pris soin d'exalter le « buveur d'air » ”
