Pression de vapeur

Définition et enjeux

Eugène Muller Causeries sur la nature et l'industrie (1885)

Que fait là le poids de l'atmosphère? Quoi !
nous avons en main, comme jadis l'a démontré Papin avec sa marmite, un agent capable d'une puissance six fois, dix fois plus grande que le poids de l'air; et nous nous bornons à n'en rien faire de plus qu'un piètre combattant de celui-ci! Cette vapeur qui, concentrée, surchauffée, peut faire équilibre à des résistances dont la pression atmosphérique n'est qu'une fraction, nous lui laissons le rôle, indigne d'elle, de soulever un malheureux piston à peine contenu ! Au diable donc cette misère ! Plus de pression de l'air !
Source : Gallica

Gérard-Joseph Christian Traité de mécanique industrielle… (1822-1825)

D'où il suit qu'avec un feu entretenu au même degré d'intensité, il suffit, pour faire varier la tension de la vapeur, d'augmenter ou de diminuer, d'une certaine quantité, l'orifice de sortie ; mais comme le feu doit rester le même, et qu'on évapore autant d'eau, dans le même temps , quel que soit l'orifice, il semble évident que les dépenses qu'il faut faire pour produire de la vapeur, sont sensiblement les mêmes, soit qu'on forme de la vapeur à une atmosphère de pression , ou qu'on en forme à plusieurs atmosphères
Source : Gallica

Louis Ser Traité de physique industrielle… (1888-1892)

Les phénomènes qui se produisent, dans l'écoulement par des tuyaux de conduite, sont encore plus compliqués pour la vapeur que pour les gaz permanents. Non seulement la vapeur éprouve une perte de charge par le frottement, et autres résistances, mais encore, quelles que soient les précautions prises, elle se refroidit, se condense en partie, ce qui produit une nouvelle perte de pression.
Source : Gallica

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