Résumé

Antoine Andraud Théâtre scientifique. Électricité… (1854)

RAFAËL.
Je connais un maître en électricité plus fort que vous, mon père, et que le docteur Volta.
GALVANl.
Qui donc?
RAFAËL.
Un homme que j'ai vu de près il y a quelque jours ; un homme petit, chétif, qui commande à cent mille soldats; celte armée est sans argent, sans souliers, sans pain. Eh bien! cet homme suffit à électriser ce grand corps débile; - d'un seul mot, d'un seul regard, il donne à tout cela la vie, l'enthousiasme, la victoire !
GALVANI.
Oh ! que je suis fier de t'entendre parler ainsi !
Source : Gallica

Antoine Andraud Théâtre scientifique. Électricité… (1854)

RAFAËL.
S'il connaissait le lien chaste et mystérieux qui nous unit par une double sympathie.
ÉLÉNA.
Il le briserait.
RAFAËL.
Tu as raison.
ÉLÉNA.
Quel parti prendre?
RAFAËL.
Ecoute : nous vivons dans un temps de trouble, où tous les préjugés en ruine ne laissent plus pour règle de conduite que la conscience : le plus sûr, le plus sage est de ne prendre conseil que de soi-même. Te sens-tu capable d'une résolution hardie?
ÉLÉNA.
Tu veux que je te dise encore que je t'aime.
RAFAËL.
Eh bien, voici ce qui nous reste à faire.
Le podestat, Galvani et Piétro rentrent.
Source : Gallica

Antoine Andraud Théâtre scientifique. Électricité… (1854)

Lisant sur la lame. Rafaël Galbant. Elle est bien à lui. Vivre libre ou mourir! C'est le serment de ces fanatiques. Or, il est prisonnier et banni; il n'est plus libre. J'ai pensé que si cette arme lui était remise furtivement, comme par une main amie, il pourrait se faire que par fausse gloire ou courage.
STÉFANO.
Je comprends, — donnez. Il saisit l'arme avidement. A part.
Infernal génie ! Haut. Frère, l'idée est bonne, mais elle est infâme !
ANGÉLO.
Lorsqu'on marche vers un but, tout ce qui nous y mène, c'est le bien ; tout ce qui nous en détourne, c'est le mal !
STÉFANO, hésitant.
Source : Gallica

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