Jean-Ghislain Breton

Élements biographiques

Jean-Ghislain Breton La fraude fiscale des valeurs mobilières en ce qui concerne les impôts sur le revenu… (1936)

Tant que l'état de guerre subsistera entre les contribuables et le fisc, celui-ci sera, quoi qu'il fasse, vaincu. La ruse de millions de contribuables excédés, arrivera toujours à déjouer les lois les plus sévères de répression et si, par hasard, on trouvait le procédé radical pour les éviter, le contribuable se rappellerait alors qu'il existe des pays voisins, aux banques accueillantes.
La solution de ce problème nous semble être dans la mentalité du contribuable; il ne considère plus, maintenant, la fraude fiscale comme immorale. C'est cela qu'il faut changer.
Source : Gallica

Jean-Ghislain Breton La fraude fiscale des valeurs mobilières en ce qui concerne les impôts sur le revenu… (1936)

Il est vrai que la différence essentielle n'est pas celle qu'on signale généralement en objectant que le précompte anglais porte sur l'impôt cédulaire et non pas sur l'impôt général. En effet, la taxe sur les revenus, présente en Angleterre, les caractères de personnalité et de progressivité de notre impôt général. Aussi, une comparaison entre l'une et l'autre est-elle tout à fait possible.
On connaît, en effet, les caractéristiques de l'impôt sur le revenu anglais. L'icome-tax est un impôt personnel qui frappe la totalité des revenus du contribuable.
Source : Gallica

Jean-Ghislain Breton La fraude fiscale des valeurs mobilières en ce qui concerne les impôts sur le revenu… (1936)

Par conséquent, un contribuable, même s'il a commis une insuffisance dépassant 20.000 francs, échappe, s'il établit sa bonne foi, à toute pénalité dès lors que cette insuffisance n'excède pas le 1/10 du revenu imposable. Il en résulte qu'un redevable qui commet, de bonne foi, une insuffisance de 25.000 francs, ne payera aucune majoration s'il a un revenu supérieur à 250.000 francs, et qu'il supportera par contre la majoration de 25 % si son revenu est inférieur à cette somme : le contribuable le moins fortuné sera le plus maltraité.
Source : Gallica

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