Résumé

Antoine Balland Les aliments : analyse, expertise… (1907)

La viande de conserve garde pendant très longtemps sa consistance, sa couleur, son odeur et sa saveur ; la graisse qui, après la stérilisation, s'est solidifiée dans la partie supérieure, perd assez vite sa fermeté, en subissant une espèce de saponification (1) . Quant au bouillon, il se transforme d'autant plus vite qu'il a été moins concentré; il devient fluide, trouble et donne à l'ensemble de la conserve un aspect peu appétissant qui éveille la défiance. Plus il y a d'écart entre l'hydratation de la viande et celle du bouillon, plus les transformations sont rapides et profondes.
Source : Gallica

Antoine Balland Les aliments : analyse, expertise… (1907)

Les naturalistes admettent que l'âne (Equus asinus) est originaire de l'Arabie, d'où il serait passé en Egypte, en Grèce, en Italie, en Espagne et en France. Il était encore inconnu en Angleterre avant le règne d'Elisabeth. Il est d'autant plus vigoureux que le pays est plus chaud. Contrairement à ce qui se passe pour le cheval, l'âne sauvage est plus beau que l'âne domestique. On en rencontre depuis la taille d'une forte chèvre jusqu'à celle d'un cheval de moyenne grandeur. Avec la viande de l'âne on fabrique d'excellents saucissons.
Source : Gallica

Antoine Balland Les aliments : analyse, expertise… (1907)

On en connaît de très nombreuses variétés, répandues sur toute la terre. La race ovine, comme la race bovine, jouait un grand rôle dans les sacrifices prescrits aux Hébreux (Exode, xx, 24) . La brebis et le bélier fournissent une viande qui est, à celle du mouton, ce que la viande de vache et de taureau est à celle du bœuf. La saveur et la finesse de la chair tiennent à la nourriture, ainsi qu'à certaines causes naturelles: on connaît la réputation des moutons de prés salés. Le lait de brebis, très apprécié, sert de temps immémorial à faire des fromages.
Source : Gallica

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