Princes d'Allemagne

Définition et enjeux

Portrait de Saint-René Taillandier Saint-René Taillandier Le roi de Prusse Frédéric-Guillaume IV et le baron de Bunsen

Aucun prince, pas même vous, pas même l’assemblée des princes, aucun prince n’est le maître de l’Allemagne en tant que nation. L’Allemagne a le droit de vouloir redevenir une nation, et par conséquent d’établir au-dessus d’elle, comme au-dessus des princes, dans la sphère de la fédération, un souverain, quel qu’en soit le titre, empereur, roi ou tout autre, comme on voudra.
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Portrait de Henri Pirenne Henri Pirenne Histoire de l’Europe des invasions au XVIe siècle

C’est le roi d’Allemagne, le roi reconnu et accepté par les princes allemands seuls, car ceux d’Italie et de Bourgogne n’ont jamais coopéré aux élections royales, qui porte le titre d’empereur. Mais, et on se retrouve ici en présence de la tradition, l’Empire, pour appartenir au roi d’Allemagne, n’est en rien un Empire allemand. Si altérée qu’elle soit, son universalité l’empêche de se nationaliser. Il ne peut appartenir en propre, étant romain, à aucun peuple.
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Léon Feer Louis XIV et le nouvel empire allemand

Sans cesse partagés entre le roi de France, prince voisin, étranger, dont il leur fallait subir, quelquefois même rechercher la compromettante alliance, et l’empereur d’Allemagne, chef naturel du corps germanique, constamment tenté d’employer les forces de l’empire à l’avancement de ses affaires personnelles et dynastiques, les princes allemands avaient besoin qu’un intérêt commun, bien défini, distinct de celui des deux rivaux, les mît dans la nécessité d’unir leurs efforts pour se concerter et agir ensemble.
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