Résumé

Edmond Bonnal de Ganges,  La reine Louise de Prusse : origines de la revanche prussienne (1891)

“ Dans cette même lettre, Rivarol jugeait avec tact la situation générale. S'il appelait Pitt, le cocher de l'Europe, il déclarait que le cocher verserait. Quant à l'avenir, il le peignait en ces termes : « On est fêté, caressé, applaudi, cité ; mais pas d'autres faveurs. » L'homme qui avait charmé les salons
de l'émigration et les cercles des cours n'avait qu'un désir : rentrer dans sa patrie. Nommé à la demande même du marquis de Moustier qu'importunaient les procédés aimables de la reine, Rivarol avait paru à Berlin pour y entraîner tous les coeurs vers les Bourbons qu'il adorait.
”
Source : Gallica

Edmond Bonnal de Ganges,  La reine Louise de Prusse : origines de la revanche prussienne (1891)

“ La Prusse n'accepta pas cette base que l'Angleterre elle-même proposait parce qu'elle savait le projet arrêté du Tzar de ne souffrir aucun démembrement et de laisser à la France sa dignité entière. Ce fut devant leurs violences que lord Clancarty s'écria, parole trop oubliée aujourd'hui, que l'on n'en finirait avec la Prusse que par la guerre ! Son
souverain n'ignora pas ce cri d'indignation et ordonna à Hardenberg d'offrir des propositions acceptables et conçues dans l'esprit des vues russes.
”
Source : Gallica

Edmond Bonnal de Ganges,  La reine Louise de Prusse : origines de la revanche prussienne (1891)

“ Votre grande victime, fausse légende, la reine Louise fit négocier secrètement avec l'Angleterre et avec la Russie malgré les traités qui liaient la Prusse à Napoléon, prix des bienfaits de ce souverain à la paix de Lunéville.
Le baron Bignon, témoin redoutable comme ministre diplomatique résidant en Allemagne, a écrit que les conversations de la Reine devinrent, dès 1805, des hymnes de guerre et causèrent une guerre de passion où la légèreté des femmes le disputa à la présomption comme
aux rêves orgueilleux de la jeunesse militaire.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature