Résumé

Francis Lacombe La France et l'Allemagne sous le Premier Empire… (1860)

Niebuhr, fuyant vers le Danemarck, son pays natal, disait : — « La dissolution de toutes les sociétés et de toutes les formes politiques est aujourd'hui complète : ou une entière décomposition, ou une nouvelle vie va commencer. » Et Frédéric de Gentz, inspiré par le génie de la douleur, ajoutait en quittant Dresde : — « Les portes de l'espérance ont paru se fermer derrière moi sur l'Allemagne et sur l'Europe. »
Seul entre tous les hommes d'Etat allemands, le baron de Stein ne désespérait pas de l'avenir de la Prusse, quoique le monde entier la vît présentement anéantie.
Source : Gallica

Francis Lacombe La France et l'Allemagne sous le Premier Empire… (1860)

Mais toute l'Allemagne était debout. « Le roi et la patrie ! la liberté ou la mort ! » s'écriait-on en Prusse, en Bavière, dans la Saxe, dans le Wurtemberg et dans le Hanovre. Ce mouvement patriotique donnait à la situation un caractère d'autant plus formidable qu'il était unanime. Les professeurs des universités conduisaient eux-mêmes leurs élèves sur les champs de bataille; les plus grands philosophes et les plus grands poètes se faisaient soldats, afin de combattre le plus grand des capitaines.
Source : Gallica

Francis Lacombe La France et l'Allemagne sous le Premier Empire… (1860)

Tous les Etats doivent s'unir pour protéger les traités et le droit public européen. La possession de l'Italie a été depuis des siècles une affaire d'honneur pour l'Allemagne, et si ce n'est pas une nécessité qu'une puissance allemande règne en Italie, on ne doit pas souffrir davantage qu'une puissance allemande en soit chassée par un conquérant étranger, et qu'une puissance non-allemande y plante ses drapeaux. Toutes les rivalités doivent se taire devant la nécessité de s'allier à l'Autriche.
Source : Gallica

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