Résumé

En souvenir de la victoire du 9 mai 1915…

Un engagé volontaire de dix-huit ans, Gasalis, écrit à ses camarades de lycée : « Tiens ferme ce que tu as ! » Je partirai paisiblement, avec confiance. Je me battrai avec une bonne conscience : sans peur, j'espère ; sans haine, sûrement, parce que la France victorieuse aura une mission à remplir, mission civilisatrice et éducatrice de solidarité. Je me sens plein d'une espérance illimitée qui, par delà la mort, me fait voir le début d'une vie renouvelée, magnifique.
Source : Gallica

En souvenir de la victoire du 9 mai 1915…

« Je pense souvent à la mort, à toutes ces jeunes âmes, a toutes ces vies neuves que la guerre a forgées, et qui, en ïu., du sacrifice, sont devenues belles et grandes. « Père, dit Jésus, je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du mal ».
Débarqué le 30 avril près Arras, envoyé le surlendemain aux tranchées, le 5 mai Casalis écrit de Roclincourt : « Nous allons attaquer : si j'y reste, sachez que je serai mort sans crainte et en paix. Je demande une chose : c'est que le peu de forces consacrées qui était en moi puisse rejaillir sur ceux qui m'ont aimé et que j'ai aimés ».
Source : Gallica

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