Marcel Mültzer, Avec les Poilus: Maman la Soupe et son chat Ratu
“ Il creuse, il fouille, il disparaît dans le trou qu'il fait; il s'interrompt pour flairer encore, puis reprend sa besogne avec une hâte fébrile, désespérée... Sous sa patte, il voit enfin sortir de terre, comme une petite touffe d'herbe couleur 53 de sable, il la respire: c'est Fiquet! C'est son Fiquet! Cette touffe d'herbe, c'est une mèche des cheveux blonds du pauvre enfant, enterré sous une montagne de terre. Alors Ratu rentre ses griffes, et c'est en faisant patte de velours, qu'il continue à fouir bien doucement, pour ne pas blesser le visage pâle qui émerge peu à peu du sol brun. ”
