Robert Wilden Neeser, Lettres de mon Soldat, 1915-1916 (1916)
“ Elle est avec la mienne et elle ne me quitteras plus de sitôt, et si un jour, qui sait? je viens a tomber, mort ou vivant aux mains des Boches, Ils pourront voir comment le Soldat Francais sait se faire aimer et comment il tiens a etre ami avec tout le monde. Quant a Faisan, il est touj ours plein de courage et il n'attend plus que le grand coup aussi. Non, Cher Ami, je n'était pas parmi ceux qui ont eu le bonheur de partir a la charge, c'est a dire, sabre au poing contre ces chiens maudits qui ont sali a jamais mon cher petit pays. Qu'importe, ont les auras. ”
