Résumé

Claude Montorge Six dialogues enfantins : pour garçons et filles (1958)

MICHETTE. — Et ton chien, donc ?
JACOT. — Ils miaulent, les chiens ?
MICHETTE. — Ils aboient, c'est bien pis, et ils mordent.
JACOT. — Tu n'as qu'à ne pas les tirer par la queue. La preuve que les chiens sont plus intelligents que les chats, c'est qu'il y en a de savants, qui font des tours, au cirque.
MICHETTE. — Tu peux toujours demander au plus savant de tous et au plus malin de grimper après un arbre.
JACOT. — Inutile de nous quereller plus longtemps, Michette. Tout le monde sait que le chat est un animal ridicule, bon, tout au plus, à nous donner des puces.
Source : Gallica

Claude Montorge Six dialogues enfantins : pour garçons et filles (1958)

MICHETTE. — On ne dit jamais à une maman que son enfant n'est pas beau.
JACOT. — Est-ce qu'elle parle, ta Marie-Rose ? MICHETTE. — Pas encore.
JACOT. — Elle n'est pas intelligente non plus, alors !
MICHETTE. — Si tu veux que nous soyons deux amis d'enfance, il ne faut jamais dire que ma fille n'est pas intelligente, et il faut conduire ton chien chez le dentiste pour qu'il lui arrache les dents.
JACOT. — Conduis plutôt ton chat chez la manucure pour qu'elle lui coupe les ongles. Moi, je ne ferai jamais de mal au chien, c'est le meilleur ami de l'homme.
Source : Gallica

Claude Montorge Six dialogues enfantins : pour garçons et filles (1958)

MICHOU, irrité, à Zinette.— D'abord, Zinette, ne mets pas tes coudes sur la table, je te l'ai défendu. (Il la secoue.) Eh bien ! tu ne peux pas répondre, quand je te parle.
JACOTTE, se bouchant les oreilles. — Ne crie pas si fort.
MICHOU. — Je crierai si cela me plaît. Je suis le maître chez moi. De plus, j'entends que ma fille se tienne correctement à table et mange proprement.
JACOTTE, à la poupée. — Allons, Zinette, retire tes coudes, c'est moi qui te le demande. Je ne me fâche pas, moi. Je te prends, par la douceur... Tu ne veux pas les retirer ? Quelle entêtée tu fais...
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature