Georges Beaume

Georges Beaume

Résumé

Portrait de Georges Beaume Georges Beaume L'épopée du fort de Vaux (1917)

Galibert réendossa sa capote, et la croix, pourtant de tonalité si modeste, resplendit comme une étoile dans la pénombre de la maison étonnée.
— Va, dit la mère à Catherine, tu peux être fière d'avoir pour homme un tel soldat.
— Certes! Et je sais qu'on me jalouse.
Une rumeur de pas s'approchait de la maison. Galibert s'élançait vers le seuil, lorsque Sabatier, le père de Catherine, puis Maria, sa mère, parurent dans le cadre de la porte. Galibert les embrassa longuement, avec une gratitude profonde.
Source : Gallica

Portrait de Georges Beaume Georges Beaume L'épopée du fort de Vaux (1917)

Il n'y a plus de fossés : ils sont comblés par les pierres et les gravats ; il n'y a plus de parapets : la mitraille les a emportés. Il ne reste plus d'utilisable que l'armure du casernement, d'où s'exhale d'odeur des cadavres mêlée à l'odeur de la poudre.
Parfois, on est fou, la tête chavire. On a soif. ,
— Pourtant, dit Galibert, il me faut de l'eau.
— Où la prendras-tu? lui répondit Courtès.
— Nous verrons. Viens avec moi, Anglade.
Anglade, muni de son quart, et Courtès, suivlrent Galibert.
Source : Gallica

Portrait de Georges Beaume Georges Beaume L'épopée du fort de Vaux (1917)

Dans le bruit affolant des canons, nos soldats furieux cherchent un passage parmi les décombres et les cadavres qui dissimulent davantage le fossé.
— En avant, aes gars ! s'écrie le sous-lieutenant, qui seul des officiers commande.
Nos soldats lancent leurs grenades sur des tas de Boches, qui tombent et que d'autres toujours remplacent ; ils n'y voient plus guère, dans la fumée, dans la nuit.
— En avant, les gars !.
Le canon tire toujours, et sous le déluge des obus, le souslieutenant, qui comprend désormais que toute insistance est impossible, rallie ses soldats : — A moi, les amis !
Source : Gallica

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