Résumé

En plein feu : documents vécus réunis pour l'histoire… (1915-1916)

Dans la plaine qui descend en pente douce vers la ferme du Faux-Miroir, nos fantassins sortent des tranchées qu'ils ont hâtivement construites et s'élancent vers l'ennemi sans souci des balles qui bourdonnent et des obus qui arrivent en hurlant des collines voisines.
Les Allemands, en se retirant, ont abandonné des caissons et des canons que l'on voit sur la photographie. Ils se sont momentanément établis sur les hauteurs du fond qui masquent Revigny. C'est de là qu'ils tirent sur nos troupes.
Source : Gallica

En plein feu : documents vécus réunis pour l'histoire… (1915-1916)

Autour du village, dans la plaine et dans les bois délicieux qui l'encadrent — d'où 1 on aperçoit, à travers une brume soyeuse, les hauteurs de l'Argonne — nos fantassins, heureux de l'ordre d'offensive générale qui vient d'être donné, engagent la lutte contre les masses allemandes en marche sur Verdun, qui déjà se croyaient victorieuses. Devant ce choc vigoureux et inattendu ils reculent sans ordre, et derrière chaque haie ou derrière chaque bosquet on trouve des cadavres, ou des blessés demandant grâce. Au centre de la photographie on voit l'éclatement d'une de leurs « marmites ».
Source : Gallica

En plein feu : documents vécus réunis pour l'histoire… (1915-1916)

Le village de Julvécourt, situé sur les bords de la Cousance, marque le point extrême de la droite de l'armée Sarrail. Il fut occupé par l'ennemi pendant plusieurs jours. Du 6 au 11 septembre, les obus se croisèrent au-dessus de ses toits moussus, et la bataille fit rage dans toute la campagne qui l'environne. Notre photographie montre un poste d'observation établi sur un mamelon délicieux qui domine le village pendant que l'artillerie, massée en arrière, canonne les tranchées allemandes dont on voit la ligne un peu en dessous de la crête de la colline qui limite l'horizon.
Source : Gallica

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