Résumé

Portrait de Gabriel Faure Gabriel Faure De Montmirail à Valmy (1814-1914…

Et la fuite de l’ennemi se devine rien qu’à l’aspect du terrain : munitions abandonnées, sacs éventrés, morceaux de vêtemens, paniers d’osier et culots d’obus, boites de conserve, débris d’étoffes et linges de pansement que le sang teignit des couleurs de l’automne ; tout, jusqu’aux tombes hâtivement creusées, indique un départ involontaire et précipité. A mesure qu’on avance, on sent une retraite plus rapide encore. Des tranchées sont à peine creusées ; parfois ce ne sont que de simples levées de terre pour abriter les hommes tirant couchés
Source : Wikisource

Portrait de Gabriel Faure Gabriel Faure De Montmirail à Valmy (1814-1914…

Si le désastre de Napoléon, en ouvrant aux alliés la route de Paris, eut de funestes conséquences, il ne fut en rien déshonorant pour les nôtres qui luttèrent avec une bravoure admirable contre un ennemi sans cesse plus nombreux. C’est même ici que l’empereur Alexandre s’élança, malgré son état-major, au-devant des Français, pour les arrêter, en criant : « Il faut sauver ces braves ! » Eternel honneur de nos armées d’avoir souvent excité plus d’admiration dans la défaite que dans la victoire ! Dans la défaite, les Allemands, eux, se vengent sur les innocens.
Source : Wikisource

Portrait de Gabriel Faure Gabriel Faure De Montmirail à Valmy (1814-1914…

Montmirail, par où j’ai commencé mon pèlerinage, à peu souffert de l’occupation ennemie. A peine un éclat d’obus égaré est-il venu, sur la colonne de Marchais, ajouter un souvenir de 1914 à ceux de 1814 ; mais l’aigle doré qui la surmonte est encore debout. Sans doute ce respect est-il dû au prestige que Napoléon exerce sur les Allemands et en particulier sur leur empereur qui comptait bien, par cette nouvelle guerre, se hausser à sa taille. Toujours est-il que ce culte s’affirma partout.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature