Gabriel Faure,
De Montmirail à Valmy (1814-1914…
“ Et la fuite de l’ennemi se devine rien qu’à l’aspect du terrain : munitions abandonnées, sacs éventrés, morceaux de vêtemens, paniers d’osier et culots d’obus, boites de conserve, débris d’étoffes et linges de pansement que le sang teignit des couleurs de l’automne ; tout, jusqu’aux tombes hâtivement creusées, indique un départ involontaire et précipité. A mesure qu’on avance, on sent une retraite plus rapide encore. Des tranchées sont à peine creusées ; parfois ce ne sont que de simples levées de terre pour abriter les hommes tirant couchés ”
