Jean-Baptiste Jouancoux

Résumé

Jean-Baptiste Jouancoux Souvenirs de l'invasion. Le combat de Cachy… (1884)

Aidé par mon frère et un de mes cousins, le docteur Pingaud fouillait les plaies avec le doigt et une petite sonde pour extraire les balles, appliquait des compresses, débridait des plaies. Calme et tranquille, du sang aux mains, sur sa chemise, sur ses habits, il était magnifique.
Bien des obus tombèrent autour de l'ambulance: pas un ne toucha la maison. Il est fort probable que les Prussiens virent hisser le drapeau au début du combat. Ils n'avaient pas pour les drapeaux qu'on
place avant le combat le même respect.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Jouancoux Souvenirs de l'invasion. Le combat de Cachy… (1884)

J'ai vu de bien près le combat, puisque la fusillade a retenti autour de nous pendant quatre heures : c'est chose moins terrible que je ne le croyais et surtout moins horrible que le spectacle que m'a offert l'ambulance. Voir arriver de pauvres jeunes gens pâles comme la mort, souillés de boue et de sang, les yeux à demi-éteints ; les déshabiller; aider à extraire une balle, à agrandir une plaie, à ouvrir des chairs sanglantes
Source : Gallica

Jean-Baptiste Jouancoux Souvenirs de l'invasion. Le combat de Cachy… (1884)

Nos troupes étaient trop peu nombreuses pour occuper une ligne de bataille si étendue : tout effort combiné nous était rendu impossible. Cela est vrai surtout pour les troupes placées sous les ordres du colonel Du Bessol, lesquelles formaient l'aile gauche de l'armée française.
A Cachy et à Gentelles, les chefs de corps ont été abandonnés à leur initiative personnelle : pas un officier d'ordonnance, pas un cavalier n'a mis le pied ici dans la journée du 27 novembre ; pas un ordre n'y
est venu de Villers, sauf, vers huit heures du soir, celui de battre en retraite.
Source : Gallica

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