Soissons 15 avril 1871. Monsieur et très-honoré Père… (1871)
“ Là, on trouve sous un lit un homme dont un obus avait emporté le crâne. Hélas! il n'avait pas de médaille sur lui. Ce sont les deux seules victimes que nous ayons eues dans le bombardement, où, sans un secours de Dieu miraculeux, nous devions tous périr, car tous les coups étaient dirigés sur l'ambulance, c'était le point de mire. Voilà la charité prussienne, qui devait si bien respecter les ambulances!. Le docteur en chef arrive, il ne peut circuler et ne reconnaît plus les malades qui sont pêle-mêle, et entassés comme des bottes de paille. ”
