Camille Rambaud,
Siège de Metz. Journal d'un aumônier…
(1871)
“ Nous craignons cependant pour la nuit. Vers neuf heures, on voit défiler deux à deux, dans la boue jusqu'à la cheville, tout un régiment. Je vais porter des cigares à quelques sentinelles. Je récite mon chapelet et vais enfin me coucher, tant bien que mal, à côté d'André qui dort de son mieux. Vers deux heures du matin, je crois entendre du mouvement ; je me réveille, et fatigué par la forte odeur que commence à répandre le fumier du camp, je me lève, vais voir les sentinelles et récite mon rosaire pour me préparer à ma messe, que je dis à quatre heures, car je crains qu'on ne parte. ”
