Camille Rambaud

Élements biographiques

Portrait de Camille Rambaud Camille Rambaud,  Siège de Metz. Journal d'un aumônier… (1871)

“ Nous craignons cependant pour la nuit. Vers neuf heures, on voit défiler deux à deux, dans la boue jusqu'à la cheville, tout un régiment. Je vais porter des cigares à quelques sentinelles. Je récite mon chapelet et vais enfin me coucher, tant bien que mal, à côté d'André qui dort de son mieux.
Vers deux heures du matin, je crois entendre du mouvement ; je me réveille, et fatigué par la forte odeur que commence à répandre le fumier du camp, je me lève, vais voir les sentinelles et récite mon rosaire pour me préparer à ma messe, que je dis à quatre heures, car je crains
qu'on ne parte.
”
Source : Gallica

Portrait de Camille Rambaud Camille Rambaud,  Six mois de captivité à Koenigsberg… (1872)

“ Rien de touchant comme cette messe, à laquelle assistaient les infirmiers prussiens eux-mêmes.
« En résumé, je crois que cette captivité tournera au salut d'un grand nombre d'âmes ; je ne me résignerai jamais à croire que Dieu nous abandonne ; il nous afflige seulement afin de nous forcer à tourner notre cœur vers lui. Beaucoup, parmi nos hommes, commencent à le comprendre : on jure déjà moins, on est plus calme. Tout ce que je demande à Dieu maintenant, c'est une chapelle suffisante au milieu de l'espèce de Tillage qu'on vient de nous bâtir. Sept mille hommes, c'est tout un peuple ! »
”
Source : Gallica

Portrait de Camille Rambaud Camille Rambaud,  Six mois de captivité à Koenigsberg… (1872)

“ Mais c'est encore bien loin, et toujours la pluie et la boue.
Des hommes n'en peuvent plus et doivent, pour marcher, être soutenus sous les deux bras par leurs camarades. Oh! mon Dieu, comment alors ne pas élever son cœur vers vous, et ne pas rechercher la raison de tant de souffrances ? Si les désastres de la France sont une punition, les véritables coupables sont-ils ceux qui se traînent péniblement sur les chemins de la Prusse ? Jeunes gens de vingt-deux à vingt-six ans, ne sont-ils pas au contraire les pauvres agneaux qui souffrent pour les péchés du monde ?
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature