Édouard Papot, Souvenirs d'un volontaire de 1870… (1871)
“ On se presse les mains, on s'embrasse, on se promet de soutenir la gloire du bataillon (t) ; on agite les képis, jusqu'à ce que la locomotive vous dérobe aux regards mouillés de ceux qui restent. Il est de tradition, pour le départ des soldats, de faire parade de son enthousiasme. On crie : Vive la République ! On hurle la Marseillaise, on s'enivre de joie, etc. Mes camarades ne s'en firent pas faute, mais moi qui avais vu tous les passages de troupes à Châlons pour les bords du Rhin, suivis de si prompts revers, je ne pus prendre part à la joie générale. ”
