Résumé

Édouard Papot Souvenirs d'un volontaire de 1870… (1871)

On se presse les mains, on s'embrasse, on se promet de soutenir la gloire du bataillon (t) ; on agite les képis, jusqu'à ce que la locomotive vous dérobe aux regards mouillés de ceux qui restent.
Il est de tradition, pour le départ des soldats, de faire parade de son enthousiasme. On crie : Vive la République ! On hurle la Marseillaise, on s'enivre de joie, etc. Mes camarades ne s'en firent pas faute, mais moi qui avais vu tous les passages de troupes à Châlons pour les bords du Rhin, suivis de si prompts revers, je ne pus prendre part à la joie générale.
Source : Gallica

Édouard Papot Souvenirs d'un volontaire de 1870… (1871)

Le capitaine, que nous voyions pour la première fois en uniforme, nous fit manœuvrer et parut content de sa compagnie, qui, du reste, était animée du meilleur esprit et qui marchait fièrement, répétant les refrains de nos clairons, malgré le poids que nous avions pour la première fois sur les épaules et qui nous paraissait diablement dur à porter.
Le lendemain matin, le bataillon nous escortait jusqu'à la gare, où un train nous attendait.
C'est un moment assez pénible que celui d'un départ.
Source : Gallica

Édouard Papot Souvenirs d'un volontaire de 1870… (1871)

Je fus reçu à bras ouvert par tous les officiers. Mon capitaine me présenta au chef de bataillon, M. Tarillon. Ces messieurs voulurent me proposer pour une récompense.
Je me rappellerai toute ma vie la chaleur avec laquelle M. de Monnard raconta au commandant ce que j'avais fait le 16 décembre et l'estime qu'il me témoignait. Certes, un moment comme celui-là, où j'eus l'honneur de presser les mains de tous les officiers du bataillon et où je vis le capitaine m'embrasser, les yeux humides, a été l'un des plus doux de ma vie.
Source : Gallica

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