Résumé

La guerre de Prusse illustrée. Numéro 12 (1870)

L'ennemi a dû en souffrir beaucoup, mais hélas! nos rangs s'éclaircissent, les chefs tombent, et il ne reste qu'une poignée de braves pour soutenir un dernier choc et sauver le drapeau. Efforts inutiles, nous sommes écrasés et enveloppés.
« Mon cheval, tué sous moi à la troisième blessure, s'est cabré et m'a désarçonné; une grave contusion a été la conséquence de cette chute.
» Je ne vous parle pas de mes autres petites misères ; les balles n'ont fait que me contusionner. La fatigue a fait ouvrir une de mes anciennes blessures, qui me fait beaucoup souffrir.
Source : Gallica

La guerre de Prusse illustrée. Numéro 12 (1870)

Au lieu de rester sur nos hauteurs et de nous borner à répondre au canon ennemi, nous descendons au pas de course, et sous une grêle d'obus, jusque dans la plaine; l'artillerie se place sur les bords de la Lauter, dans un bas-fond. Nous, nous traversons la rivière et nous allons nous mettre en tirailleurs le long des vignes, embusqués derrière une haie. A cet instant, une effroyable fusillade commence. Les avant-postes prussiens se trouvaient être une armée entière cachée dans les vignes.
Source : Gallica

La guerre de Prusse illustrée. Numéro 12 (1870)

Nous venions de laisser passer un régiment d'infanterie en piteux état et mêlé d'autres uniformes, et nous nous engagions prudemment sur la pente qui descend vers la vallée de la Zorn, quand une véritable charge de cuirassiers, montant au triple galop comme des fous, culbuta mon cheval dans le fossé et brisa les brancards de la voiture. La pauvre bête se relève d'un bond, mais la voiture, pesamment chargée, roule à sa suite, lui bat les jarrets, le pousse en zigzag tantôt à gauche au milieu des cuirassiers, tantôt à droite vers le maudit fossé.
Source : Gallica

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