Résumé

J B Lepitre La Garde mobile de la Côte-d'Or… (1912)

Immédiatement après, le 2e bataillon franchit aussi les tranchées et, baïonnette au canon, attaque le village de front, enlève au pas de course le village de Bagneux, malgré la fusillade meurtrière d'un ennemi caché derrière les murs crénelés, et chasse un régiment Bavarois.
Pendant l'attaque, le colonel, M. de Grancey, encourageait les hommes : « Allons les enfants, c'est comme cela qu'on y va? » Et les marins du fort de Montrouge criaient : « Bravo la Côte-d'Or. »
Source : Gallica

J B Lepitre La Garde mobile de la Côte-d'Or… (1912)

« Est-ce que le caporal Ferriot est mort, dis-je au sergent-major. » « Il n'est peut-être que blessé, me
répondit-il, mais nous ne pouvons aller le cheri cher. C'est impossible de sortir d'ici.» Ces paroles n'étaient pas prononcées que nous voyons le caporal lever la tête. Nous lui faisons signe de venir nous rejoindre ; il baisse la tète à nouveau. Les balles sifflent au-dessus de lui, il n'ose pas bouger. Enfin quelques instants après, il revient vers nous, n'ayant aucun mal.
Il est 10 heures. La première section est au prise avec l'ennemi.
Source : Gallica

J B Lepitre La Garde mobile de la Côte-d'Or… (1912)

C'est donc vers 7 heures du soir que les lre, 2e, 6e et 7e compagnies partent pour occuper le bois qui se trouve devant nous, où avait eu lieu la bataille de la veille.
En arrivant, on place les sentinelles de distance en distance, et les hommes qui ne sont pas de faction se couchent aux pieds des arbres.
Vers 10 heures du soir, la nuit était noire, le caporal Vautot remplaçait les sentinelles, lorsqu'un officier l'aborda et lui dit : — Tiens, voilà un poste ? c'est de la mobile, je crois ?
Vautot qui ne savait ou plutôt ne voyait pas à qui il parlait, répondit :
— Oui, c'est de la mobile.
Source : Gallica

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