Pierre Mille,
La biche écrasée
(1909)
“ Il nettoyait le nid de son élève, il lui montrait à se baigner, à manger les graines sans les éparpiller, à s’épouiller le corps depuis les pattes jusqu’à la gorge. Le merlot se laissait faire, et de temps en temps, tout innocemment, sans doute pour s’amuser, il donnait un coup de bec sur la nuque du vieux, à un endroit où les plumes, se faisant rares, s’élimaient comme un tapis sur lequel on a trop marché. C’était un jeu qui intéressait beaucoup Marie-Blanche quand elle y assistait. Et quand le vieux criait un peu, parce que ça lui faisait mal, elle riait de tout son cœur. ”
