Résumé

Jean-Joseph Fauré Traité sur les vins du Médoc et les autres vins rouges et blancs du département de la Gironde… (1845)

Non que j'abaisse ici les grands crûs de Pauillac , Ceux de Saint-Julien, de Margaux , Cantenac : Je sais apprécier leur séve parfumée, Je m'incline devant leur juste renommée ; Mais possèdent-ils donc cet arome flatteur, Cette onctueuse chair, ce ton réparateur, Ce sucre alcoolisé que le vin blanc recèle?
C'est un parfum plus doux que la rose nouvelle , Un reflet plus brillant qu'un rayon du soleil.
Source : Gallica

Jean-Joseph Fauré Traité sur les vins du Médoc et les autres vins rouges et blancs du département de la Gironde… (1845)

La première de toutes les palus est celle des Queyries, située vis-à-vis Bordeaux. C'est cette langue de terre qui des coteaux du Cypressat s'avance, sur la rive droite du fleuve, vers le magnifique croissant que forme le port.
Les vins de Queyries prennent rang après les crûs distingués du Médoc et des Graves ; ils sont riches, généreux, colorés, longs à se faire, et d'une tenue ferme. Ils se recommandent surtout par le bouquet, dont le développement exhale une délicieuse saveur très-prononcée de framboise ; très-vieux ils ne craignent pas de rivaux.
Source : Gallica

Jean-Joseph Fauré Traité sur les vins du Médoc et les autres vins rouges et blancs du département de la Gironde… (1845)

La vigne se plaît dans les terrains montueux et pierreux, aux expositions chaudes du Levant et du Midi, ses racines aiment à pénétrer dans les fentes des rochers. Sans culture, elle rapporte beaucoup moins, mais elle vit des siècles, et son tronc peut acquérir un volume prodigieux : la culture la féconde en abrégeant sa vie. On la propage de provins, c'est-à-dire, le couchage fait en automne, et au printemps par des croisettes qui ne sont que des boutures.
Source : Gallica

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