Lucien Louis-Lande, Les Fusiliers-marins au siège de Paris…
“ J’aurais peut-être oublié bien des choses, j’aurais peut-être pardonné aux Prussiens notre long séjour aux tranchées, nos dangers, nos privations, nos misères, nos pauvres camarades frappés à mort ; mais il est une chose que je ne leur pardonnerai jamais, c’est cette honte du retour qu’il nous a fallu subir. Du moins les marins avaient-ils fait leur devoir, et, si Paris ouvrait ses portes, ils n’avaient rien à se reprocher. En partant, ils ont emporté l’estime de tous, même de leurs ennemis. M. Hamet, commandant du fort de Montrouge, racontait le fait suivant, qui s’était passé sous ses yeux. ”
