Résumé

Edmond Bossaut Paris pendant le siège. Notes et impressions (1871)

Paris est inquiet et menaçant. — On sent venir et grossir l'orage. — Un vent d'émeute passe sur la capitale comme un frisson.
Le 31, l'horizon s'illumine, sinistre. Deux coups de foudre, deux affiches blanches sur les murailles : — Metz et Bazaine, Thiers 'et l'armistice. — Aveux du Gouvernement. — Indignation générale.
Tout Paris se porte à l'Hôtel-de-Ville instinctivement. La foule, où se coudoient toutes les opinions, toutes les classes, houleuse et agitée n'est encore ni menaçante, ni hostile.
Source : Gallica

Edmond Bossaut Paris pendant le siège. Notes et impressions (1871)

Qui croira jamais qu'aux portes d'une ville courageuse et dévouée jusqu'à la mort, regorgeant de défendeurs, de vivres et de munitions, un corps d'armée a manqué de tout, même de cartouches ? Il est vrai que la belle conduite des troupes valut au général un ordre du jour ronflant.
De cette série de défaites, quel enseignement se dégage? Si les sorties, tentées avec des forces inférieures, n'avaient pas pour objectif l'occupation de positions capitales, elles n'avaient pas de raison d'être. C'est trop pour une reconnaissance, pas assez pour un combat.
Source : Gallica

Edmond Bossaut Paris pendant le siège. Notes et impressions (1871)

Vers midi, sur le boulevard Saint-Michel, dans la rue de Rivoli, et jusque sur les grands boulevards, des soldats effarés, des zouaves surtout, jetant leurs sacs et leurs fusils, sèment l'épouvante : tout est perdu — nous sommes trahis — l'armée engagée à Châtillon depuis ce matin est anéantie, — les Prussiens sont aux fortifications ! ! Après un moment de panique facile à comprendre, on reconnaît aisément que ces braves ne sont que des fuyards isolés ; beaucoup même n'ont pas tiré un seul coup de fusil. On procède à leur arrestation, et on attend avec une anxiété suprême le rapport militaire.
Source : Gallica

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