Hippolyte de Vonne

Résumé

Hippolyte de Vonne Six semaines avec les Prussiens… (1871)

Ah !
vous nous avez bien battus, vous avez remporté d'incontestables victoires; mais vous usez durement du triomphe : regardez les Français en Crimée, en Italie; ont-ils arraché au czar ou à l'empereur d'Autriche seulement quelques millions? la gloire leur a suffi. » Ici la figure de l'officier s'accentua, et il reprit avec énergie : « Messieurs les Français, quelque durs que nous soyons pour vous, nous ne vous ferons jamais le quart du mal que vos pères ont fait en Prusse sous le premier empire. Nous payons encore dès impôts créés pour acquitter les dettes de l'invasion. »
Source : Gallica

Hippolyte de Vonne Six semaines avec les Prussiens… (1871)

La guerre de Crimée, à mille lieues du sol , était une aussi grande folie que la guerre de Prusse. Seulement le succès donne l'absolution. Cette fois, Napoléon se trouvait avoir affaire à trop rude partie; et puis il n'était pas de la force de M. de Moltke.
Voilà ce que je crois la vérité vraie. Ce qui rend maintenant sa dynastie impossible, c'est la capitulation, l'inexplicable capitulation de Sedan. Cent mille Français, à la voix de leur empereur, rendant leurs armes à des Prussiens!
Source : Gallica

Hippolyte de Vonne Six semaines avec les Prussiens… (1871)

Mais le vote universel a parlé et a nommé le neveu de l'empereur : c'est la riposte des départements, et vingt ans de prospérité matérielle, de progrès en tous genres, de guerres heureuses, l'Italie délivrée, la Russie humimiliée, la France remise à son rang, semblent donner raison au vote des huit millions d'électeurs. La nation nage dans l'abondance, la France est devenue le centre et Paris la capitale de l'Europe : venir à Paris et y jeter
son argent, c'est le vœu de tous les peuples.
Source : Gallica

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