Résumé

Portrait de Jules Claretie Jules Claretie Souvenirs et impressions de la guerre de 1870…

Les eaux rougies de la Chiers traînaient des cadavres allemands. Sous le feu des obus, dans l’incendie de Carignan, Mac-Mahon retrouvait son énergie militaire, cet héroïsme sublime de Reischofen qui fait de lui, sinon un général éminent, du moins un admirable soldat. Contraint de céder une fois de plus devant le nombre, il abandonna Carignan après l’avoir intrépidement défendu, et, chef d’armée encore vaincu, il eut du moins cette consolation amère de laisser à l’ennemi un champ de bataille où les morts prussiens et bavarois se comptaient par milliers.
Source : Wikisource

Portrait de Jules Claretie Jules Claretie Souvenirs et impressions de la guerre de 1870…

Qu’on s’imagine la situation d’une armée arrêtée ainsi et fusillée à l’improviste. Loin de la protéger, ces voitures, ces charrettes, ces chevaux qui piaffent ou tombent des deux côtés du chemin, ces paysans effarés qui lâchent les rênes et s’enfuient, tout la trouble, tout augmente le désordre. Au moment d’une agression soudaine, furieuse, nos soldats, campés sans ordre de bataille, comme au hasard, étaient, par l’impardonnable faute du général, à demi vaincus avant d’avoir pu combattre.
Source : Wikisource

Portrait de Jules Claretie Jules Claretie Souvenirs et impressions de la guerre de 1870…

Nul ne doutait que nos soldats ne fussent dirigés sur Varennes ou Verdun. Comment s’imaginer qu’une masse d’hommes aussi considérable irait, comme de gaîté de cœur, s’engager dans ce difficile passage, dans cette sorte de couloir demeuré libre entre l’armée prussienne et la Belgique ? Aller là, c’était s’exposer aux dangers les plus évidens, les plus difficiles à éviter ; point de retraite possible : devant soi l’ennemi, derrière soi la frontière.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature