Mathurin Fouéré-Macé, Trois semaines dans les griffes prussiennes (1896)
“ C'était un capitaine d'artillerie tué à Changé, le second jour de la bataille. L'aumônier m'avait parlé de la perte sérieuse que faisait en lui l'armée allemande. « C'était le plus habile pointeur de l'armée, m'avait-il dit; quand le roi apprendra sa mort, il en sera profondément affligé et il en versera des larmes. » Le cercueil était couvert d'une montagne de fleurs; on avait dû, pour lui, piller les plus belles serres de la ville. En passant près du cercueil, je me découvris - on doit toujours respecter la mort, — mais je me hâtai de remettre mon chapeau, à la grande colère des Prussiens. ”
