Résumé

A. P. Le Conseil du 25 et les trois journées… (1830)

La nuit fut lourde à tous ; le sommeil agite ; On se lève, et l'on sort le cœur tout attristé.
Dans le Palais-Royal déjà la foule abonde, Et l'on y reconnaît toute espèce de monde ; Des élèves en droit, haussés d'un tabouret, Lisent plusieurs journaux imprimés en secret ; On lit chaque ordonnance, on reproduit la Charte, Et l'on voit, preuve en main, que le roi s'en écarte.
Le peuple alors s'irrite, il devient menaçant, Il exhale à grand bruit son mécontentement
Source : Gallica

A. P. Le Conseil du 25 et les trois journées… (1830)

Et je promets, Messieurs, que nous serons vainqueurs.
D'abord contre le peuple on mettra la mitraille; On ne doit point d'égards à la vile canaille, Il est temps d'en finir avec les libéraux, Et d'arrêter enfin leurs projets Immoraux ; Ne leur cédons en rien, n'ayons point de faiblesse ; Protégeons malgré tout les prêtres, la noblesse ; Que le régime ancien soit celui d'aujourd'hui : * Lorsqu'un peuple est trop libre, on doit craindre de lui.
Source : Gallica

A. P. Le Conseil du 25 et les trois journées… (1830)

Du côté de la loi, moi, Messieurs, je me range : La justice punit, et le peuple se venge !
La justice de Dieu prêche l'humanité, Des criminels la loi purge la société.
Laissons aux tribunaux ces tâches difnciles ; A remplir leurs devoirs ils sont toujours dociles ; Ne nous rendons jamais dignes de nos tyrans, Sachons les bien punir sans paraître méchans.
Source : Gallica

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