Résumé

Louis-Pierre Odieuvre Trois combats : Moulineaux, 30 décembre 1870… (1888)

Les consolations, Messieurs, sont bien difficiles à de pareilles douleurs ; la raison reste muette ou n'est pas écoutée ; la religion seule a la parole, et seule, elle a pu verser quelques gouttes de baume sur cette inguérissable blessure. Si Conrad de Champigny, au lieu de tomber glorieusement au champ d'honneur, se fut éteint dans les plaisirs, comme tant d'autres, hélas! S'il avait usé sa vie non pas au service de son pays, mais au service des passions, sa mort n'aurait laissé en nos âmes que le regret de ses faiblesses et d'indignes égarements.
Source : Gallica

Louis-Pierre Odieuvre Trois combats : Moulineaux, 30 décembre 1870… (1911)

Ce sentiment patriotique est si profond dans les cœurs, que, lorsque la patrie est en danger, lorsqu'elle est vaincue,
envahie, on voit surgir d'innombrables dévouements, le paysan quitter sa paisible chaumière, l'ouvrier son atelier, le riche sa splendide demeure, le noble l'antique manoir de ses pères, tous leur famille qu'ils ne reverront peut-être plus, pour s'exposer à la mort, et sauver, au prix de leur vie, s'il le faut, cette grande chose, ce grand bien qui s'appelle la patrie.
Source : Gallica

Louis-Pierre Odieuvre Trois combats : Moulineaux, 30 décembre 1870… (1911)

La mort de nos soldats doit donc être pour nous une consolation, car ils sont morts en braves, ils sont morts en
chrétiens, et nous les retrouverons un jour; c'est notre espoir.
Mais il est un autre espoir que cette mort courageuse et chrétienne doit mettre au plus profond de nos âmes, c'est que tant d'héroïsme aura enfin sa récompense. Tous ces monuments, élevés par la France à ses enfants morts pour la défendre, l'exemple de tant de soldats chrétiens qui sont ou seront bientôt avec Dieu, exciteront dans les âmes un double sentiment de courage et de foi, qui seul peut sauver notre pays.
Source : Gallica

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