Henri Mathorel

L'amnistie (1879)

Résumé

Henri Mathorel,  L'amnistie (1879)

“ Quatre millions de Français, au moins, vous demandent l'oubli de toute haine contre 50,000 déportés ou proscrits.
Mais si tous ceux qui gisent sous la terre de Paris, exécutés sans cause comme Félix Mathorel, se dressaient dans leurs vêtements raides de sang caillé, savez-vous, Messieurs, savez-vous, Monsieur le Président de la République, que la députation des morts innocents constituerait un Congrès plus nombreux que celui qui vient de transférer la plus haute dignité de la République du Maréchal de Mac-Mahon à M. Grévy.
L'histoire d'un seul est celle de beaucoup d'autres.
”
Source : Gallica

Henri Mathorel,  L'amnistie (1879)

“ Avez-vous pensé quelquefois, Messieurs, depuis huit ans qu'à votre tranquilité intérieure, à votre aisance auparavant acquise vous ajoutez les honneurs du mandat populaire et les appointements prélevés sur un budget dont nous alimentons les recettes, avez-vous pensé à ces lentes agonies de familles qui s'égrènent par les sentiers les plus dangereux et les plus glissants de la société, parceque le père est absent? Je ne le suppose pas. Vous êtes occupés d'un combat permanent pour l'établissement d'une République durable. Pour quoi donc ont combattu ces morts ? ”
Source : Gallica

Henri Mathorel,  L'amnistie (1879)

“ Laissons maintenant les morts dans leurs tombes; ils en surgiront toujours tant que vous n'aurez pas apaisé les consciences qui les évoquent. Laissons descendre dans le trépas ou s'ensevelir dans l'oubli ceux qui combattirent à leurs cotés et les virent succomber.
(1) « La plus belle armée qu'ait jamais eu la France. "
(Thiers.)
« Il n'y a que les morts qui ne reviennent pas, » a dit un partisan farouche arrivé au pouvoir par une révolution, et qui ne voulait pas que la révolution continuât après lui.
Sans doute, les morts ne reviennent pas, mais ils renaissent.
”
Source : Gallica

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