Karl von Benedek

Définition et enjeux

Portrait de Ernest Denis Ernest Denis,  La fondation de l'Empire allemand… (1906)

“ Benedek en avait perdu 43.000, tués, blessés ou prisonniers, et 187 canons. Son armée, sauvée d'une ruine immédiate par la lenteur des Prussiens, n'était plus qu'un troupeau de fuyards incapables de résistance. « Je vais m'efforcer de rassembler l'armée, télégraphiait-il à l'Empereur le soir de la défaite ; si l'ennemi nous poursuit, je doute d'y réussir. » Il se réfugia sous les murs d'Olmutz avec les débris de ses régiments. Quand, après quelques jours de repos, il voulut reprendre la route de Vienne, il se heurta aux colonnes du Prince royal ”
Source : Gallica

Émile Ollivier,  Revue des Deux Mondes

“ Ramming mettait déjà ses troupes en mouvement, lorsque Benedek lui-même, à l’insu de son chef d’état-major, lui prescrivit de ne pas remuer. Il se contenta d’envoyer une division de cavalerie légère à Sendrasitz, qui couvrit la retraite des IVe et IIe corps. Il recommence tactiquement son erreur stratégique. Hypnotisé toujours par l’armée de Frédéric-Charles, il ne voit qu’elle, il ne se prémunit que contre elle, et il tient à peine compte du Prince royal. ”
Source : Wikisource

Portrait de Ernest Denis Ernest Denis,  La fondation de l'Empire allemand… (1906)

“ Benedek ne connaissait pas la Bohême, il n'avait aucune confiance dans ses subordonnés dont la noblesse dédaignait sa modeste origine, il ne se faisait aucune illusion sur ses talents stratégiques : il se sacrifia aux supplications d'Albert et aux prières de François-Joseph. C'était une âme candide, d'une simplicité enfantine, d'une modestie touchante; après la défaite, il n'accuse personne, dévore avec un héroïsme sublime les humiliations dont on l'accable; la lecture de ses lettres est édifiante : ce qu'on y cherche en vain, c'est la passion de la victoire, cest la fièvre et l'enthousiasme. ”
Source : Gallica

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