Gustave Canton, Napoléon antimilitariste : étude d'histoire contemporaine (1902)
“ Aucune tradition familiale, aucune légende, aucun souvenir d'enfance, sinon le souvenir des froissements, des humiliations d'Autun, de Brienne, de l'Ecole militaire de Paris, ne le rattachent à nous. Si le patriotisme français consiste à aimer la France d'un amour filial et désintéressé, Napoléon ne peut être patriote : la France ne fut jamais pour lui une mère, mais la, plus superbe de ses conquêtes, la plus glorieuse de ses proies. Qu'il ait voulu la grandeur et la gloire de la France? Oui, sansdoute ! Mais il aimait la France pour lui-même et non pour elle. ”
