Résumé

Questions militaires, politiques et sociales… (1867)

Il montre tout ce que la Russie peut oser, à un moment donné, contre l'Europe, pour l'accomplissement de sa politique traditionnelle. Ce n'est pas tout.
On peut donner au tsar, comme au Messie attendu par les musulmans, le nom de Maître de l'heure. Les puissances occidentales ne l'attaqueront pas, à moins qu'il ne prenne lui-même l'initiatived'une guerre deconquête contre l'Autriche ou contre la Turquie. Il est, par conséquent, le maître de l'heure, comme nous venons de le dire, le choix du moment lui appartient ; il peut préparer de longue main ses moyens d'action.
Source : Gallica

Questions militaires, politiques et sociales… (1867)

L'occupation, ou pour mieux dire la conquête de la Saxe était, pour la Prusse, un avantage immense à tous les points de vue. D'abord, le moral de son armée était augmenté, et les alliés de l'Autriche, au contraire, se sentaient affaiblis. Deux armées vivant sur le territoire étranger soulageaient les provinces prussiennes d'un fardeau pénible à supporter, enfin l'élément stratégique se trouvait simplifié. Pour entourer les frontières de la Saxe et de la Bohême, l'armée prussienne avait dû former un arc de cercle très-étendu.
Source : Gallica

Questions militaires, politiques et sociales… (1867)

Deux ambitions immenses, l'ambition russe et l'ambition prussienne, troublent aujourd'hui l'Europe. La Russie veut absorber tous les peuples slaves et l'Orient pour devenir l'arbitre du monde; la Prusse veut s'annexer toutes les populations qui se rattachent par de lointaines origines à la race allemande; ces deux puissances menacent de se partager les pays Scandinaves comme elles se sont partagées la Pologne. Ces projets dangereux qui dominent toute la politique européenne, sont désignés sous les noyns de Panslavisme et de Pangermanisme.
Source : Gallica

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