Foulques Nerra

Définition et enjeux

Joseph Calmette Le réveil capétien (1948)

Mais, eux, ils font la guerre systématique. Il faut l'entendre en ce double sens qu'ils savent pourquoi ils se battent et qu'ils savent comment il faut se battre.
De tous, Foulques Nerra, c'est-à-dire Foulques le Noir, a fait la plus forte impression sur ses contemporains. Ils l'ont, sans fausse honte, comparé à César. Il n'a pas seulement une activité débordante qui l'apparente à son modèle ; il est aussi bon technicien qu'on peut l'être au temps de Capet.
C'est d'ailleurs un rude tempérament que ce Nerra : c'est le baron du haut Moyen Age à souhait pour la description.
Source : Gallica

Alphonse Jules Baillargé Notice monographique sur la citadelle du château de Loches… (1854)

Foulques Nerra est une de ces figures de héros chimériques, qui plaisent à l'imagination des artistes, par cela même que la légende s'en est emparée. Ce n'est plus désormais un homme ayant vécu de la vie mortelle : on lui prête des actions qu'il n'a pu faire, soit qu'il fût déjà couché sous la pierre de son sépulcre, ou soit qu'il ne fut pas né.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Irénée Depéry Jean-Irénée Depéry Histoire hagiologique du diocèse de Gap… (1852)

Cet événement fut diversement interprété, ajoute Glaber; les uns y virent le châtiment d'un attentat contre la discipline, Foulque ayant voulu se passer de son évêque; les autres crurent que Dieu ne pouvait agréer une maison, fruit d'injustices commises et probablement non encore toutes réparées. Foulque Nerra mourut, d'après Feller, en 1040, par conséquent vers la fin du pontificat de saint Ismide, que nous croyons avoir siégé depuis l'an 1027 jusqu'en 1045 (1) .
Source : Gallica

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