Résumé

Portrait de Maurice Renard Maurice Renard Le Docteur Lerne, sous-dieu

Lerne, vois-tu... Lerne !... Tu ne te doutes pas des dangers qui nous menacent..., qui te menacent, toi surtout.
Je vis qu’elle assistait en soi-même au souvenir de scènes tragiques.
— Mais quels dangers ?
— Voilà le pire : je ne sais pas. Je ne comprends rien à tout ce qui se passe autour de moi, rien, rien... sinon que Doniphan Mac-Bell est devenu fou parce que je l’ai aimé..., et que je t’aime aussi !
— Voyons, Emma, du sang-froid ! Nous sommes alliés maintenant ; à nous deux, nous trouverons bien la vérité ! — Quand es-tu arrivée à Fonval ?
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Portrait de Maurice Renard Maurice Renard Le Docteur Lerne, sous-dieu

Ce premier dimanche de juin finissait. L’ombre de l’automobile, précédée de la mienne comme d’un éperon, courait devant moi, plus longue à chaque moment.
Depuis le matin, les gens, faces anxieuses, me regardaient passer comme on regarde une scène de mélodrame. Avec le casque de cuir qui me faisait un crâne chauve et mes lunettes en hublots pareilles aux orbites d’un squelette, le corps vêtu de peau tannée, je devais leur sembler quelque phoque infernal et macabre, quelque démon de saint Antoine, fuyant le soleil et volant à la rencontre de la nuit afin d’y rentrer plus tôt.
Et tout de bon, j’avais presque l’âme d’un réprouvé, car telle est celle d’un voyageur solitaire, demeuré sept heures durant sur une voiture de course.
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Portrait de Maurice Renard Maurice Renard Le Docteur Lerne, sous-dieu

On ne converse pas de façon très suivie avec une maîtresse intempérante, lorsque, de plus, elle n’est vêtue que de ses draps, et si, par surcroît, elle perd gentiment connaissance à chaque fois qu’on renouvelle la sienne.
Parfois aussi, un craquement, un bruit quelconque arrêtait nos devis ou nos ébats sur un mot ou sur un baiser. Emma se dressait alors dans l’épouvante de Lerne, et je ne pouvais m’empêcher de frissonner à la vue de son égarement, car il suffisait d’une oreille à la porte, d’un œil à la serrure, et la sombre anecdote eût revécu pour moi.
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