Alfred Pourchel, Une chrétienne et Néron : drame en cinq parties et en vers (1835)
“ STÉPHANA, César !. NÉRON. Allons, ton christ défend-il que l'on s'aime? C'est possible : l'amour est un culte lui-même. C'est peut-être à ses yeux un vice ? STÉPHANA. Une vertu. NÉRON. Veux-tu la pratiquer avec moi? m'aimes-tu ? STÉPHANA. Moi, fille d'affranchi , dirai-je ma pensée ? De Néron je serais l'heureuse fiancée ; Mais je dois demeurer aux pieds de l'empereur, — De l'empereur, des miens ardent persécuteur !. Jupiter et le Christ ne s'accorderaient guère. NÉRON. Pourquoi ? Je me ferai chrétien de caractère. STÉPHANA. Chrétien ? Il se pourrait ! ô mon César ! ”
