Résumé

Portrait de Gaston Boissier Gaston Boissier Études de mœurs romaines sous l’empire…

Ils ne conservaient aucune mesure dans l’éloge de l’empereur vivant. Il ne leur coûtait pas de lui sacrifier tout le passé et de mettre les héros vénérables de la république aux pieds d’un Néron ou d’un Domitien. Il en est un pourtant qu’il faut excepter et qui a laissé une œuvre où l’esprit de la vieille Rome semble par moments respirer : c’est Lucain. Pas plus que son oncle Sénèque, Lucain n’était un républicain de naissance ; il trouva l’empire fort à son gré tant qu’il fut l’ami de l’empereur.
Source : Wikisource

Portrait de Gaston Boissier Gaston Boissier Études de mœurs romaines sous l’empire…

César avait renversé la république, Auguste voulut passer pour l’avoir rétablie, il prétendit en être le continuateur et l’héritier. Dès lors, il n’y avait plus d’opposition entre les héros républicains et lui ; il se mit sans façon dans leur compagnie et se servit de leur gloire pour rehausser la sienne. S’il ne dit pas ouvertement que César avait eu tort dans sa lutte contre Pompée, il le laissa dire par ses historiens et ses poètes. Tout le monde était pompéien autour de lui, et il ne s’en fâchait pas.
Source : Wikisource

Portrait de Gaston Boissier Gaston Boissier Études de mœurs romaines sous l’empire…

Elle a besoin de la liberté, la licence même ne lui est pas contraire. « La grande éloquence, dit Tacite, est comme la flamme ; il faut des alimens pour la nourrir, du mouvement pour l’exciter, et c’est en brûlant qu’elle brille ». Dans les orages d’un gouvernement populaire, un grand orateur peut arriver à tout. Un coup de fortune le jette au pouvoir et lui donne à la fois la gloire et la richesse. Ces hasards étaient rares sous le gouvernement nouveau, et l’éloquence n’y tenait que peu de place.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature