Gaston Boissier,
Études de mœurs romaines sous l’empire…
“ Ils ne conservaient aucune mesure dans l’éloge de l’empereur vivant. Il ne leur coûtait pas de lui sacrifier tout le passé et de mettre les héros vénérables de la république aux pieds d’un Néron ou d’un Domitien. Il en est un pourtant qu’il faut excepter et qui a laissé une œuvre où l’esprit de la vieille Rome semble par moments respirer : c’est Lucain. Pas plus que son oncle Sénèque, Lucain n’était un républicain de naissance ; il trouva l’empire fort à son gré tant qu’il fut l’ami de l’empereur. ”
