Gaston Boissier,
La Jeunesse de Marc-Aurèle et les Lettres de Fronton
“ C’était une grande victoire pour Fronton. Aussi sa joie a-t-elle des effusions et des excès qui nous font sourire. Il croyait Marc-Aurèle tellement converti à la rhétorique qu’il allait, dans sa confiance naïve, jusqu’à lui supposer des remords pour s’en être un moment éloigné. Nous voyons qu’il s’applique à les calmer avec un zèle touchant. Il lui montre que ce malheur, tout grand qu’il soit, n’est pas irréparable quand on a le génie de Marc-Aurèle. « Le voyageur qui marche bien peut s’arrêter impunément en route ; il arrivera un peu plus tard, mais enfin il est sûr d’arriver ». ”
