Résumé

F.-A. Dubourg Des prolégomènes de la rhétorique (1840)

Si vous en exceptez la poétique d'Aristote, et quelques dialogues de Platon, dont un encore est relatif à la rhétorique, c'est dans les rhéteurs seuls que se trouve ce qu'on peut appeler l'esthétique de l'antiquité. Rien ne s'explique mieux que ce fait. L'étymologie du mot esthétique nous montre dans cette science une théorie de la sensibilité morale et des moyens de la mettre en jeu : et l'on sait d'une autre part que, pour aller au cœur, il faut frapper l'imagination, faculté sur les lois de laquelle repose l'esthétique.
Source : Gallica

F.-A. Dubourg Des prolégomènes de la rhétorique (1840)

L'éloquence est une, dirons-nous, en un sens plus raste encore, on le voit, que Platon et Cicéron ; ou plutôt, nous emparant d'une poétique image du grand orateur, nous dirons : L'art est un ; c'est une lyre harmonieuse et sublime dont chaque art en particulier n'est qu'une des notes, qu'un des tons divers, et dont les cordes vivantes ne sont autre chose que les entrailles de l'humanité.
Source : Gallica

F.-A. Dubourg Des prolégomènes de la rhétorique (1840)

Par son élément esthétique et comme art ou don d'émouvoir, l'éloquence entre dans tous les beaux-arts ; nous nous exprimons mal : ce sont les arts qui entrent dans sa sphère illimitée.
La science est une, disait par l'organe de Platon la philosophie antique : n'ajoutons pas, comme on l'a fait quelquefois, une de l'unité de cette réalité qu'elle cherche à comprendre, car c'est là du panthéisme; disons plutôt une de l'unité de l'intelligence humaine qui ne peut comprendre que ce qu'elle s'assimile, en d'autres termes, que ce qu'elle unifie.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature