Résumé

A. Wodzinski Revue des Deux Mondes

Je ne croyais qu’à la force et à la violence ; — et c’est la mansuétude seule qui m’attire. J’ai pris en horreur nos festins et leur ivresse, les danseuses, les joueurs de luth. J’ai horreur de César, horreur de sa cour, de toutes ces nudités, de toutes ces abjections, de toutes ces hontes. »
En bon pasteur, l’apôtre bénira ces deux brebis. Agenouillés devant lui, Vinicius et Lygie entendront ces paroles qui les fiancent l’un à l’autre pour l’éternité :
« Aimez-vous dans le Seigneur ; aimez-vous pour sa plus grande gloire : car, je le dis en vérité, il n’y aura pas de péché en votre amour. »
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A. Wodzinski Revue des Deux Mondes

D’aucuns croyaient voir un père, implorant grâce pour la vie de son enfant. La miséricorde jaillit des cœurs ainsi qu’une flamme. Vinicius aussi s’élançait dans l’arène, se dépouillait de sa toge, pour en recouvrir les formes adorables de sa fiancée. Puis il déchira sa tunique, et montrant les cicatrices qui meurtrissaient sa poitrine de soldat, il étendait à son tour ses bras supplians. L’enthousiasme de la foule ne connut plus de bornes ; ce n’est pas seulement la vie d’Ursus et de Lygie, mais encore l’honneur et l’amour du jeune tribun qu’elle entendait défendre.
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A. Wodzinski Revue des Deux Mondes

Qu’il est lourd de porter à la fois le double fardeau du génie et du pouvoir suprême.
C’est ainsi que cet histrion prépare de longue main la mise en scène d’un attentat unique dans les annales du monde. Et lorsque Tigellinus, lame damnée du monstre, l’a compris enfin ; lorsque Rome roule ses vagues ardentes en un océan de fumées et de flammes, accouru en toute hâte d’Antium, du haut des arches de l’aqueduc, son luth d’or à la main, César apparaît vêtu de pourpre, plus grand qu’Homère et qu’Apollon. Les foules se désignent au loin son ombre néfaste, inondée de reflets sanglans.
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