E. Beulé, Études et portraits du siècle d’Auguste…
“ Titus avait pour lui la faiblesse qu’on a pour un frère de douze ans plus jeune et surtout pour le seul héritier d’un empire chèrement conquis. Fonder une dynastie avait été la chimère de Titus : or il n’avait point d’enfans, et Domitien était tout son espoir. Établi fortement sur le trône, assuré d’un pouvoir auquel il avait été associé depuis neuf ans et qu’il avait lui-même préparé, adoré d’un peuple auquel il avait ménagé un de ces coups de théâtre dont l’humanité est volontiers la dupe, Titus pouvait tout pardonner à Domitien. Les efforts du jeune ambitieux n’étaient que risibles ”
